Comment le Label Greenfin renforce la crédibilité des projets à impact environnemental
Dans un contexte où les entreprises doivent désormais apporter des preuves tangibles de leur engagement environnemental, la crédibilité des projets dits “durables” devient un enjeu déterminant. Les investisseurs et les parties prenantes attendent des garanties basées sur des démarches structurées, soutenues par des normes et certifications reconnues, afin d’éviter les approches approximatives et les risques de greenwashing. L’ensemble de ces exigences s’explique par l’accélération du changement climatique, qui demande une évolution profonde des pratiques professionnelles.
C’est dans cet environnement exigeant que se distingue le Label Greenfin, conçu pour garantir que les investissements financent réellement des activités alignées avec la transition écologique. Pour un investissement crédible, la traçabilité des critères et la cohérence des exclusions deviennent décisives. Contrairement à de simples engagements déclaratifs, ce label repose sur une approche fondée sur la transparence des données, la traçabilité des impacts et la démonstration d’une performance environnementale mesurable. Il s’inscrit dans la continuité d’autres cadres méthodologiques reconnus, comme ISO 14001, les démarches QSE ou encore la méthodologie GLEC appliquée à la logistique bas carbone, tout en ciblant de manière spécifique le secteur de la finance durable. Ce cadre apporte une structure essentielle dans l’univers de la finance durable.
Dans ce paysage en pleine transformation, les entreprises souhaitant renforcer leur attractivité doivent aller au-delà des discours. L’enjeu n’est plus seulement de déclarer une volonté d’agir, mais de démontrer une progression réelle, vérifiable et cohérente avec les objectifs climat. C’est précisément ce que permet le Label Greenfin, en valorisant les organisations capables de prouver que leurs activités, leurs investissements et leurs trajectoires contribuent réellement à un modèle plus durable.
Sommaire
Le Label Greenfin : un référentiel d’excellence pour la finance durable
Un label né pour structurer la finance durable autour d’exigences fortes
Pour beaucoup d’acteurs, Greenfin complète une approche d’investissement responsable plus exigeante. Créé par le Ministère de la Transition Écologique, le Label Greenfin a été pensé pour donner un cadre clair aux investissements finançant des activités réellement bénéfiques pour l’environnement. Dans un marché où les labels se multiplient, Greenfin se distingue par un niveau d’exigence particulièrement lisible. Il répond à une demande croissante d’outils capables de distinguer les projets porteurs d’un impact concret de ceux qui se contentent de communications peu vérifiables.
Ce label occupe aujourd’hui une place centrale dans l’écosystème de la finance responsable. En fixant un cadre rigoureux, il permet de sécuriser la confiance des investisseurs tout en encourageant les entreprises et les fonds à structurer des stratégies alignées avec les enjeux climatiques. Son approche repose sur une idée simple : seuls les projets capables de contribuer réellement à la transition écologique doivent être valorisés et soutenus.
Les critères structurants du Label Greenfin
La force du Label Greenfin réside dans la clarté et la robustesse de ses critères. Les fonds candidats doivent démontrer une cohérence totale avec les objectifs climat, mais aussi exclure toute activité susceptible de nuire à la transition énergétique ou à la protection de l’environnement. Les exclusions varient selon les secteurs, mais Greenfin impose un socle commun très strict.
Ce référentiel impose notamment :
- Une analyse environnementale détaillée des activités,
- Une collecte et une transparence strictes des données carbone,
- Un reporting rigoureux et vérifiable,
- L’exclusion ferme des énergies fossiles et du nucléaire. Ce filtre est cohérent avec une logique énergétique orientée vers la sobriété et la décarbonation, en effet, l’exclusion des actifs fossiles réduit fortement le risque de contradiction entre discours et allocation.
L’analyse énergétique joue un rôle important dans la compréhension des enjeux opérationnels. Ces exigences permettent de renforcer la crédibilité des fonds et d’assurer que l’argent investi soutient effectivement des activités durables, loin de toute ambiguïté ou interprétation floue. L’exigence porte aussi sur la cohérence des choix sur toute la vie du fonds, et pas uniquement à un instant donné.
Pourquoi les entreprises et les investisseurs se tournent vers ce label
Pour les investisseurs, Greenfin constitue un repère fiable leur permettant d’allouer leur capital vers des projets plus vertueux, tout en réduisant les risques de greenwashing. Le label agit comme un filtre pour orienter le placement vers des supports plus cohérents. Pour les entreprises, se mettre en cohérence avec les critères du label représente une opportunité majeure de renforcer leur visibilité et leur attractivité.
La démarche Greenfin valorise les organisations capables d’apporter des preuves solides de leur impact environnemental. Dans un contexte où l’exigence en matière de transparence augmente, les acteurs qui adoptent les meilleures pratiques, structurent leur stratégie carbone et démontrent une réelle progression se positionnent naturellement parmi les plus crédibles du marché. De nombreuses sociétés y voient aussi un moyen de sécuriser leurs engagements externes.
Comment ce cadre renforce la crédibilité des initiatives à impact
L’importance d’un suivi structuré et d’une information fiable
Pour être conforme aux attentes du dispositif, une organisation doit s’appuyer sur un suivi rigoureux de ses émissions. Cette exigence repose sur des outils reconnus permettant de mesurer correctement le bilan GES et d’identifier les points clés qui influencent la performance globale. Ce bilan devient la base de référence pour justifier les choix et éviter les zones grises.
Ce travail constitue une base solide pour la suite, car une information claire et bien structurée facilite la compréhension des enjeux réels et permet d’appuyer les orientations stratégiques liées à la réduction des émissions.
Il oblige également l’entreprise à renforcer sa gestion interne, à mieux organiser la collecte, et à rendre ses données cohérentes avec son développement.
Cette approche trouve un écho particulier dans les secteurs où le poids des achats, de l’énergie ou des fournisseurs influence fortement l’empreinte globale. Travailler les achats devient alors un levier structurant, notamment via la chaîne d’approvisionnement. En travaillant de manière méthodique, une structure gagne en cohérence et peut démontrer plus facilement la pertinence de ses orientations. Elle améliore aussi la cohérence interne et soutient le développement d’une gouvernance plus robuste.
Une contribution mesurable à la transition et à la performance durable
L’une des attentes majeures consiste à montrer que les actions engagées produisent un effet concret. Pour cela, les organisations doivent apporter des éléments chiffrés, qui s’intègrent à leur portefeuille et aux engagements déjà existants en matière d’ESG, d’ISR ou de RSE. La lecture par portefeuille permet d’éviter une approche fragmentée et de mieux hiérarchiser les contributions.
Cette démarche implique :
- Une définition précise de ce qui est considéré comme contributif,
- Une définition opérationnelle évite les interprétations opportunistes.
- Une vérification régulière des résultats obtenus,
- L’intégration de ces éléments dans le rapport dédié,
- Une cohérence avec la stratégie globale, notamment lorsqu’une entreprise se prépare aux exigences CSRD.
L’objectif est d’assurer une cohérence entre ESG, ISR et RSE, sans se limiter à des déclarations générales. Cette logique encourage une vision à long terme, où l’amélioration continue devient un critère central. Elle soutient également les sociétés cherchant à concilier performance, responsabilité et qualité de leur placement. Ce cadre est aussi utile pour les structures souhaitant renforcer leur assurance vis-à-vis de leurs partenaires ou valoriser un engagement réel face au changement. Elle apporte une assurance supplémentaire sur la solidité des justifications présentées.
L’apport stratégique de Decarbo’Commit® dans la suite Decarbo’Solution®
Pour renforcer encore la crédibilité et la structuration des initiatives à impact, Decarbo’Commit®, module intégré à la suite Decarbo’Solution®, permet de connaître et suivre l’engagement bas carbone de ses fournisseurs. Cette solution offre une visibilité précise sur le niveau d’implication et la performance des partenaires, permettant aux entreprises de :
- Evaluer le degré d’engagement bas carbone de chaque fournisseur,
- Suivre l’évolution de ces engagements dans le temps,
- Identifier les priorités et leviers d’amélioration dans la chaîne d’approvisionnement,
- Disposer de données vérifiables pour renforcer la crédibilité des projets et investissements.
L’intérêt de Decarbo’Commit® réside dans sa capacité à transformer le suivi des fournisseurs en un processus structuré, mesurable et communicable, offrant ainsi un outil puissant pour sécuriser la confiance des parties prenantes et renforcer la performance environnementale de la supply chain.
Tout d’abord, l’utilisation de GCI a permis une réduction significative de l’incertitude du Bilan GES , notamment du scope 3, en passant d’une incertitude de 50% à 5%. Le groupe dispose donc de données précises à 95%.
Grâce aux données des fournisseurs récoltées et interprétées par l’outil GCI, des analyses poussées ont été réalisées en interne sur l’impact de 35000 produits, en réunissant les fournisseurs en 170 familles. Cela représente +80% des achats en masse et en euros.
Construire une trajectoire crédible pour répondre aux exigences du dispositif
Passer d’une simple photographie à une stratégie pilotée et cohérente
Répondre aux attentes du dispositif nécessite d’aller au-delà d’un bilan GES statique. Une entreprise doit structurer une démarche capable de montrer comment elle organise sa transition dans le temps, en lien avec ses orientations écologiques et énergétiques.
Decarbo’Target® et Decarbo’Commit® permettent ici de :
- Comprendre les sources principales d’émissions,
- Relier ces éléments à la stratégie interne,
- Définir et suivre un plan d’actions progressif,
- Démontrer l’effet réel des mesures engagées.
Cette approche donne une vision dynamique, bien plus utile qu’une mesure isolée. Elle permet de démontrer que la réduction d’impact repose sur des choix structurés, cohérents et suivis, ce qui renforce la crédibilité de l’ensemble de la démarche. Cela renforce la cohérence avec les trajectoires climat et les attentes climatiques des marchés.
Organiser la donnée pour structurer une progression solide
Pour être conforme aux attentes actuelles, notamment celles liées à la transition écologique, une entreprise doit être capable d’expliquer comment elle collecte, vérifie puis consolide ses informations. Avec Decarbo’Commit®, chaque engagement fournisseur est documenté, suivi et mesuré, ce qui facilite le reporting et la cohérence globale.
- Centralisation des données liées aux actions et aux engagements des fournisseurs,
- Suivi précis des engagements sur le temps,
- Indicateurs quantifiables pour les parties prenantes,
- Préparation efficace aux exigences CSRD et ESG
Cette structuration facilite aussi la préparation aux attendus CSRD.
Le Label Greenfin, complété par les modules Decarbo’Target® et Decarbo’Commit®, offre aux entreprises un cadre robuste pour démontrer une progression réelle et mesurable, renforcer la crédibilité de leurs projets et valoriser leurs investissements durables. Il clarifie aussi la contribution écologique réelle des allocations retenues.
Ces outils transforment des intentions en trajectoires pilotées, sécurisent la confiance des investisseurs et permettent de structurer la transition écologique de manière cohérente et durable.







