ETS1 & ETS2 : Anticiper l’impact fiscal du carbone sur votre transport
Pourquoi le transport devient un sujet financier majeur
Le transport représente un enjeu climatique structurant (en France, c’est le premier secteur émetteur selon les chiffres rappelés pendant le webinaire). Mais avec ETS, il devient aussi un enjeu budgétaire : si le coût carbone est intégré de manière opaque ou approximative, il peut générer des surcoûts injustifiés, et pénaliser les organisations les plus performantes.
Un point d’alerte fort a été souligné à partir des premiers retours d’expérience sur le maritime : lorsque l’ETS est “noyé” dans des surcharges générales, la transparence disparaît et la facture devient difficile à contrôler. L’enjeu, côté chargeurs comme côté prestataires, est donc d’éviter de reproduire ce scénario sur le routier.
La condition clé : une mesure conforme et auditables (ISO 14083)
Le webinaire insiste sur un principe : dès lors qu’on parle de fiscalité et de coûts, la donnée doit être calculée de manière précise, traçable et auditables. La norme ISO 14083 (transport de marchandises) est présentée comme le cadre de référence à suivre pour fiabiliser les calculs d’émissions et sécuriser les audits.
Cela change tout : une “moyenne sectorielle” peut suffire pour une première approximation, mais elle ne permet ni de distinguer les performances réelles (énergie, chargement, retours à vide…), ni de négocier sereinement des clauses ETS avec des bases incontestables.
Retours d’expérience : Carrefour et Sodiaal
Deux retours d’expérience illustrent les bénéfices d’une donnée plus robuste.
- Carrefour partage notamment la nécessité de sortir des calculs “maison” peu contestables, et l’intérêt de mesurer finement certains paramètres (ex. trajets à vide) pour piloter et challenger la performance. Des ordres de grandeur de coûts ETS projetés sont cités pour sensibiliser aux impacts potentiels.
- Sodiaal explique le passage d’un fonctionnement basé sur des consolidations Excel (peu réactives) à un reporting plus fréquent permettant d’optimiser les flux, de challenger les prestataires et d’outiller les études (implantations, scénarios logistiques).
Ce qu’il faut retenir
- ETS2 n’est pas une “simple surcharge carburant” : c’est une logique de coût carbone qui doit être justifiée, vérifiable et négociable.
- Sans données fiables, on risque de payer “à la louche” et de perdre la capacité à récompenser la performance réelle.
- 2026 est l’année pour se mettre en ordre : collecte, qualité, méthode, clauses contractuelles, trajectoire et pilotage.







