La réalisation du bilan carbone doit s’imposer au coeur des préoccupations des dirigeants

Interview d’Hervé Puteaux, PDG du groupe JPA International

Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre activité ?

Je m’appelle Hervé Puteaux, je suis en charge du réseau JPA International qui est un réseau d’audit d’expertise comptable, de conseil, présent dans 85 pays et je représente plus particulièrement la structure animatrice mondiale et française qui est installée à Paris et qui anime en France une trentaine de cabinets.

Pourquoi vous intéressez-vous au bilan carbone ?

J’imagine mal comment ne pas s’y intéresser. En tout cas, pour savoir précisément ce dont on parle, je crois que c’est une question aujourd’hui qui marque un intérêt d’ailleurs pas uniquement chez les dirigeants, mais aussi dans tout l’écosystème, nos collaborateurs, nos fournisseurs, nos clients sont sensibles à ces sujets malgré encore beaucoup d’inconnues sur ce que ça représente, comment ça marche, qu’est-ce qu’il faut en faire.

Par définition je pense que la moindre des choses intellectuellement c’est d’y aller, de voir comment c’est fait, de voir quelle utilité on en a. Puis effectivement à la suite, de pouvoir véhiculer le message de développement par rapport à tout l’intérêt que ça peut représenter.

Pouvons-nous dire qu’un bilan carbone est un investissement rentable ?

Alors est-ce que le bilan carbone est un investissement rentable ? Oui sans aucun doute. L’échéance de rentabilité, je serais sûrement un peu moins précis sur le sujet, mais on ne peut pas aujourd’hui faire sans.

La réalisation du bilan carbone puis du plan d’action de réduction, s’imposent à la fois dans la vie quotidienne des uns et des autres, c’est une opération qui s’impose dans l’activité économique et notamment dans l’activité économique publique, puisque sans bilan carbone la commande publique deviendra de toute façon inapplicable pour beaucoup d’entreprises.

Puis c’est indispensable pour toutes les relations qu’on peut avoir avec les équipes, les salariés, tout l’écosystème de l’entreprise parce que c’est un incontournable, encore une fois par rapport à nos habitudes, nos marges de progrès, et la manière dont on doit faire évoluer nos comportements et nos systèmes de fonctionnement des entreprises.

Conseillez-vous et accompagnez-vous vos clients pour réaliser leurs bilans ?

Alors il faut déjà les accompagner, pour porter le message, pour sensibiliser les différents publics à ces problématiques-là. Après, oui, il faut forcément accompagner ces publics parce que finalement les données qu’il est nécessaire de traiter dans le cadre d’un bilan carbone sont des données qu’on connaît mais qu’on ne recense pas.

Je prends un exemple tout simple : quelles sont, en kilomètres, les distances trajets domicile-travail de l’ensemble des équipes d’une entreprise ? On ne sait pas à un instant T. Il n’y a pas de moyen de recensement a priori dans les entreprises qui permet de faire ça. On sait très bien où les collaborateurs habitent, globalement comment ils viennent sur leur lieu de travail, combien ça représente de km par modalité de transport, c’est une information par définition dont on ne dispose pas. Donc il faut aller chercher et dans tous les domaines sur lesquels s’appliquent cette réflexion.

On s’aperçoit que la donnée qu’il est nécessaire de recenser n’est pas ou très peu dans les systèmes. Donc effectivement il y a un besoin d’accompagnement tout simplement pour organiser et se doter d’outils qui vont permettre de les identifier, de les recenser, de les alimenter pour pouvoir utilement alimenter les plateformes et tout ça surtout dans une durée évidemment pluriannuelle, puisque l’idée d’un bilan carbone ce n’est pas uniquement de le faire à un instant T, c’est de le faire sur une période longue.Évidemment, à partir de là, de l’utiliser en termes de management intérêts.

Pour quelles raisons avez-vous choisi la plateforme GCI ?

Pour plusieurs raisons. D’abord nous souhaitions sélectionner un intervenant, un partenaire qui avait de l’expérience sur le sujet, qui était en mesure de démontrer dans différents domaines ce qu’il avait pu mettre en place. La deuxième chose c’est que nous souhaitions aussi avoir des exemples et là le meilleur système a été d’établir le premier bilan carbone dans notre propre organisation.

Cela permet de voir comment les choses se font et enfin effectivement de pouvoir, à partir de là, parler de quelque chose que nous avons nous même vécu, que nous avons vu. On a plutôt le sentiment aujourd’hui que, on en parle beaucoup mais on en voit peu ! Voilà donc, c’était un des éléments déclencheurs, et puis évidemment d’avoir un intervenant qui intervienne sur l’ensemble des périmètres (Scope 1, 2 et 3 et plan d’action) de l’établissement du bilan et pas uniquement sur un étage simplement.

Quels dites-vous aux entrepreneurs pour les convaincre de faire le bilan carbone de leur entreprise ?

Je pense que ce serait une erreur de ne pas le faire, qu’il ne faut pas voir ça comme une obligation, même s’il y a un cadre règlementaire, et qui va d’ailleurs monter en puissance. Il est clair que dans les années qui viennent, il ne sera pas possible qu’une entreprise fonctionne dans son activité quotidienne sans bilan carbone. Mais au-delà de cela, je pense qu’il y a un intérêt, une sensibilisation qu’il faut avoir et que les dirigeants ne peuvent pas ne pas connaître ces informations.

On y porte ensuite l’intérêt que l’on veut y porter, mais en tout cas on ne peut pas ne pas connaître ces informations. Je crois que c’est l’élément essentiel à indiquer à des dirigeants, à des équipes dirigeantes, parce qu’il faut avoir ces informations comme on aurait des informations personnelles, des informations sur des tas de données qui touchent l’entreprise et son environnement.

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