Réaliser un Bilan GES dans le secteur primaire

Charlotte Laurent

Rédigé par Charlotte Laurent
Ingénieur études et méthodologie


L’Accord de Paris nous donne comme objectif la neutralité carbone en 2050. L’atteinte de cette neutralité carbone passe inévitablement par une modification de notre façon de consommer, de se déplacer et de se développer. Cette neutralité carbone ne sera atteinte que si nous réduisons nos émissions dans l’ensemble et surtout tous ensemble. Tous les secteurs d’activités doivent s’impliquer.

Réduire ses émissions c’est par exemple réduire sa consommation énergétique, néanmoins, il existe plein d’autres axes de réductions. Pour trouver ces axes de réductions il convient avant tout de déterminer qu’elles sont les émissions à réduire urgemment. Un bilan des émissions de gaz à effet de serre (BEGES) permet une évaluation complète de la quantité de gaz à effet de serre émise par une organisation ou un territoire. C’est un inventaire précis et détaillé des émissions de GES rejetés dans l’atmosphère. Il est important de réaliser son bilan carbone par secteur d’activité.

Un bilan ne sert pas seulement à comptabiliser les émissions de gaz à effet de serre, il permet d’identifier les leviers de réductions des émissions qu’une organisation peut effectuer. La lutte contre le réchauffement climatique passe par une limitation des émissions de carbone. Le bilan GES est ainsi l’outil idéal pour réaliser une transition énergétique et réduire au maximum son impact sur l’environnement.

Le secteur primaire est également concerné lorsqu’il s’agit de réaliser un bilan GES ! 

Le secteur primaire regroupe l’ensemble des activités dont la finalité consiste en une exploitation des ressources naturelles : agriculture, pêche, forêts, mines, gisements.

Ce secteur est le premier impacté par le réchauffement climatique et pourrait donc tirer parti de la réduction des émissions, y compris des siennes. L’agriculture et l’industrie agro-alimentaire sont particulièrement vulnérables aux effets du dérèglement climatique. Les acteurs du secteur primaire doivent avoir comme préoccupation première les changements climatiques s’ils veulent continuer leur exploitation sereinement.

La production agricole peut être profondément altérée par des phénomènes météorologiques extrêmes, le développement de nouvelles pathologies, les contraintes sur les ressources en eau, etc. Des actions pour lutter contre ces changements climatiques peuvent être facilement réalisable par chacun.

La maitrise des émissions nettes de gaz à effet de serre représente ainsi un objectif majeur dans la limitation des changements climatiques. 

Au-delà du bénéfice sur l’environnement qui peut ne pas faire écho aux aspirations et aux priorités de certain chef d’entreprise, la réalisation d’un bilan carbone permet de réduire les coûts et d’améliorer la performance économique

En effet, la détection puis les réductions des postes émetteurs de GES se traduiront inévitablement par des économies substantielles bien supérieures au coût du bilan. Ainsi une meilleure efficacité énergétique rime avec une facture réduite !

La réduction des émissions de gaz à effet de serre dans une exploitation agricole peut se traduire par l’utilisation d’énergie renouvelable ou lieu d’énergie fossile. Cette réduction d’émission pourrait entraîner l’obtention du Label Bas Carbone. Les exploitations qui disposent de ce label peuvent obtenir des crédits carbones valorisables auprès d’entreprises agissant pour la compensation carbone de leur empreinte environnementale.

Certains émissions de carbone ne peuvent être réduites, ainsi, pour atteindre la neutralité carbone, des entreprises réalise de la compensation carbone. Cela consiste à investir dans un projet durable, par exemple de reforestation ou de développement d’énergie renouvelable. Ainsi il est intéressant pour les exploitations agricoles d’obtenir un Label permettant à d’autres entreprises d’investir dans votre projet. La réalisation d’un bilan GES entraîne ainsi un nouvel argument commercial fort pour une exploitation. 

Les émissions dans le secteur primaire 

À l’échelle des territoires et notamment en zone rurale, le secteur agricole peut représenter jusqu’à un quart des émissions totales de gaz à effet de serre. L’impact de l’agriculture ne se limite pas aux actions sur l’exploitation, les impacts indirects comme la production des matériels, des engrais ou des aliments pour animaux sont généralement importants et doivent être pris en compte.

L’agriculture est le 2èmeposte d’émission national. Il présente cependant la particularité d’être à la fois émetteur mais aussi capteur de gaz à effet de serre grâce à la photosynthèse

Cependant, étant donné son poids dans les émissions globales, l’agriculture est appelée à contribuer à l’effort général de réduction des émissions de GES et à l’atteinte des objectifs fixés aux niveaux national et international. Tout comme les autres secteurs d’activité, l’agriculture doit réduire ses émissions pour participer à l’effort collectif de transition vers une économie bas carbone.

La stratégie nationale bas carbone (SNBC), instaurée depuis 2015, est la feuille de route de la France pour conduire la politique d’atténuation du changement climatique. Elle vise une division par 2 des émissions du secteur agricole entre 1990 et 2050.

Contrairement aux autres secteurs économiques, elle ne vise pas une suppression totale des GES dans l’agriculture puisque certains des GES produits par le secteur primaire ne sont pas issus de la consommation d’énergie et ne peuvent donc pas être supprimé. Cette limitation de gaz à effet de serre permettrais de lutter efficacement contre le réchauffement climatique, les acteurs du secteur primaire doivent voir la nécessité d’un tel projet.

Afin de quantifier ses émissions il est donc recommandé de réaliser un bilan GES complet de ses émissions de gaz à effet de serre. L’importance dans la réalisation d’un bilan complet est la compréhension des postes d’émissions des GES. Les postes les plus émetteurs doivent être ceux où la réduction doit être la plus importante. Ainsi, une compréhension tôt de ses émissions permet une action sur du plus long terme et plus en douceur. Une fois les postes d’émission importants identifiés des actions pourront être mises en place afin de les réduire. Minimiser les émissions de gaz à effet de serre c’est rendre service à notre environnement. Cependant, ce processus ne doit plus être une corvée mais doit être facile pour impliquer le plus de monde possible, le plus rapidement.

Réaliser un bilan dans le secteur primaire sur la plateforme GCI c’est possible ! 

Le calculateur GCI propose de réaliser facilement, conformément aux règlementations et rapidement son bilan GES complet. Avec un parcours client optimisé et accompagné en ligne, le calculateur GCI est simple de prise en main. Il est, aussi, 100% personnalisable et facilite ainsi la réalisation d’un bilan qui respecte au plus près l’activité spécifique de l’entreprise, gage d’efficacité pour la détermination des actions de réduction de ses émissions.

Après la création d’un compte, la première étape de réalisation d’un bilan GES va être de désigner l’activité de l’entreprise. Une vingtaine de propositions est disponible pour aider au choix (industrie, services, collectivité, agroalimentaire, immobilier, logistique, évènementiel, sport, …). Le secteur primaire est donc bien évidement représenté tout comme les entreprises du secteur secondaire et les entreprises du secteur tertiaire

Le questionnaire ainsi choisi pourra être personnalisé par ajout ou suppression de questions en regard de l’activité particulière de l’entreprise.

Il est découpé en rubriques selon une approche intuitive et permet la saisie des données au sein de 7 catégories d’émission qui couvrent l’ensemble des postes d’émission réglementaire du Bilan GES :

  • l’énergie,
  • les autres émissions directes hors énergie,
  • les actifs,
  • les déplacements,
  • les matériaux,
  • les services entrants,
  • ainsi que les déchets,
  • et produits vendus.

Dans le cas de l’agriculture, ce questionnaire prend en compte le type d’agriculture pratiquée. Il prend en compte le type d’épandage effectué mais également la gestion de l’occupation des sols. La quantification entraîne la mise en évidence des postes de réduction. La réduction de l’empreinte carbone d’une exploitation agricole va passer par une augmentation de son stockage de carbone mais surtout par sa diminution d’émissions de GES.

Pour diminuer ses émissions, il faut introduire de nouvelles pratiques agricoles. Ainsi privilégier les engrais organiques aux engrais minéraux permet une diminution des GES dû au fait que les seconds sont plus énergivores que les premiers en ce qui concerne leur fabrication et leur transport. Cette réduction n’est qu’une piste possible, des experts agrées de la plateforme GCI spécialisé dans divers domaines sont disponibles pour aider chaque utilisateur à chaque étape de la réalisation d’un bilan complet.

GCI se veut acteur dans la réduction des émissions mondiales en aidant les entreprises émettrices à réduire au maximum leurs émissions de gaz à effet de serre et à compenser si cela est nécessaire les émissions non réductibles.

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