Accueil » Bilan carbone » Evaluer la qualité de son Bilan Carbone®

Evaluer la qualité de son Bilan Carbone®

bilan carbone industrie

Dans un contexte de transition écologique et énergétique engagée, réduire son impact environnemental et climatique devient stratégique pour les entreprises. Elles doivent notamment devenir résilientes face au réchauffement climatique et ses conséquences sur l’environnement et l’énergie. Beaucoup se fixent par exemple un objectif de neutralité carbone à l’horizon 2030 ou 2050, dans les pas de l’objectif français et de nombreux autres pays.

Pour atteindre la neutralité carbone il faut réduire son empreinte carbone, et donc d’abord mesurer ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Un bilan GES, ou Bilan Carbone®, permet de les évaluer de manière systématique, sur un an, pour une organisation. Une fois les principaux postes identifiés, l’entreprise peut alors entamer un plan de transition efficace et pertinent.

Plusieurs questions se posent lors de la réalisation d’un bilan, comme celle de son prix, ou celle de sa qualité. Des bilans peuvent être réalisés en 15 minutes sur des simulateurs en ligne, mais leur qualité ne se compare pas à celle d’un bilan réalisé avec l’accompagnement d’un expert. Il existe également beaucoup de choix de plateformes en ligne, pour les entreprises et les particuliers, et la qualité du bilan réalisé peut varier en fonction de la plateforme choisie.

Dans cet article, nous étudierons les critères à prendre en compte pour évaluer la qualité de son bilan carbone, ainsi que le choix d’une plateforme pour réaliser son bilan carbone.

1. Les critères de qualité d’un Bilan Carbone®.

1.1. Facteurs d’émissions utilisés

1.2. Qualité des données collectées

1.3. L’incertitude

1.4. La conformité

2. Comment choisir une plateforme ?

2.1. Choisir une plateforme conforme

2.2. Choisir une plateforme précise

CTA Articles - Demo - intro

Les critères de qualité d’un Bilan Carbone®.

☁️Facteurs d’émissions utilisés

 

L’un des premiers critères permettant un Bilan Carbone® de qualité est l’utilisation de facteurs physiques, et non monétaires.

Tout d’abord, revenons sur la notion de facteur d’émissions. Lors de la réalisation d’un Bilan Carbone®, le calcul revient à cette formule :

Donnée d’activité x Facteur d’émissions

La donnée peut être par exemple la consommation d’électricité en kWh, la consommation de carburant en déplacement en litres, ou encore les euros dépensés pour tel ou tel achat de l’entreprise. Leur unité dépend de la catégorie étudiée.

Cette donnée est ensuite multipliée par un facteur d’émissions, c’est-à-dire un coefficient qui rapporte les données aux émissions de gaz à effet de serre effectives. Par exemple, le facteur d’émissions d’une voiture roulant au gazole en France fabriquée en 2024 est 0,2g éq.CO2/km, selon la base Empreinte. Ainsi, si cette voiture roule 100 km, elle émettra O,2*100 = 10géq.CO2.

C’est un facteur physique. Il permet de calculer la quantité d’émissions de gaz à effet de serre cherchée à partir de la quantité d’un bien.

Il est à distinguer d’un facteur monétaire, qui calcule la quantité d’émissions de GES voulue à partir du prix du bien concerné. La quantité d’émissions est alors exprimée en kgCO2/k€, et non par unité. C’est une différence méthodologique de taille, et qui implique une différence de qualité du bilan.

Les facteurs monétaires sont moins précis que les facteurs physiques, et comportent intrinsèquement une incertitude élevée, qui est plus ou moins importante selon la catégorie d’achats considérés. Il n’existe pas de méthode rigoureuse pour déterminer l’incertitude de ces facteurs.

Ces facteurs d’émissions peuvent être employés quand la donnée physique ne peut pas être obtenue, et pour certaines catégories d’émissions (achats de services notamment).

En fonction des facteurs d’émissions utilisés, le travail réalisé sera donc de plus ou moins bonne qualité.

✅Qualité des données collectées

 

Un autre critère pour évaluer la qualité d’un Bilan Carbone® est la qualité des données collectées.
Comme vu plus avant, le calcul des émissions de gaz à effet de serre se fait grâce à la multiplication de données par le facteur d’émissions correspondant. Selon la qualité de ces données, le résultat est plus ou moins précis.

L’ADEME compte 4 types de données :

  • Donnée primaire : observée, prélevée à partir de systèmes d’informations.
  • Donnée secondaire : générique ou moyenne, provenant de sources publiées.
  • Donnée extrapolée : donnée primaire ou secondaire liée à une activité similaire qui est adaptée ou personnalisée à une nouvelle situation.
  • Donnée approchée : donnée primaire ou secondaire liée à une activité semblable qui peut être utilisée en lieu et place de données représentatives. Il n’y a pas d’adaptation de la donnée.

Plus la donnée est vérifiable et précise, plus le calcul sera lui-même précis, exploitable et de qualité.

    CTA Articles - demande de démo

    ❓L’incertitude

    L’incertitude d’un bilan des émissions de gaz à effet de serre désigne l’écart possible entre la valeur allouée à la grandeur quantifiée et la valeur réelle. Elle est soit exprimée en une valeur fixe (5%, 15%, 30%…), soit en un intervalle (entre 10 et 15% d’imprécision par exemple) pour un niveau de confiance donné. Si le niveau est de 95%, alors il y a 95% de trouver la bonne valeur dans l’intervalle donné.

    L’incertitude peut se trouver dans les deux termes de la formule évoquée plus avant: les données et les facteurs d’émissions choisis.

    Comme expliqué plus haut, plus la donnée est de bonne qualité, plus son incertitude sera faible.

    Concernant les facteurs d’émissions, les incertitudes existantes sont liées à la détermination du facteur (méthode de calcul, de mesure), que ce soit directement (par un fournisseur par exemple), ou bien par des références publiées (Base Empreinte par exemple).

    En combinant ces deux incertitudes lors du calcul, on obtient l’incertitude globale du bilan. Plus elle est faible, plus le résultat sera exact et de qualité, et inversement.

    📃La conformité

    Le dernier critère pour juger de la qualité d’un bilan est sa conformité avec les méthodes en vigueur.

    Il en existe plusieurs :

    • Le GHG Protocol, qui définit les 3 scopes.
    • L’ISO 14061-1, qui précise ces scopes en 6 catégories.
    • La méthode réglementaire du BEGES (territoire français uniquement).
    • La méthode Bilan Carbone® de l’ADEME, portée par l’ABC (France uniquement).

    Selon les besoins de l’entreprise concernée, le choix se portera sur différentes méthodes. Par exemple, les entreprises de plus de 500 salariés doivent obligatoirement réaliser leur BEGES selon la méthode réglementaire tous les 4 ans, en France. Les autres méthodes sont plus optionnelles. Souvent, les entreprises internationales choisissent le GHG Protocol ou l’ISO 14061-1, pour être conforme aux normes internationales.

    Quoi qu’il en soit, il est important de réaliser son bilan en totale conformité avec l’une de ces méthodes reconnues, testées et approuvées par des experts pour qu’il soit de qualité.

    CTA Article - Guide 1

    Comment choisir une plateforme ?

     

    Nous avons défini les critères pour évaluer la qualité de son bilan des émissions de gaz à effet de serre. Maintenant, comment choisir la bonne plateforme pour réaliser un bilan de qualité ?

    📑Choisir une plateforme conforme

     

    Choisir une plateforme conforme aux méthodes évoquées plus avant (GHG Protocol, ISO 14061-1…) est essentiel à un bilan de qualité.

    Une entreprise pourra par exemple choisir en fonction des référencements de l’outil et du nombre de méthodes auxquelles elle est conforme, en fonction de ses besoins.

    Une entreprise ayant besoin de la méthode Bilan Carbone® choisira ainsi une plateforme référencée à l’ABC, tandis qu’une entreprise ayant besoin d’une méthode internationale choisira une plateforme conforme au GHG Protocol ou à l’ISO 14061-1.

    🔎Choisir une plateforme précise

    Nous avons vu à quel point la qualité de la donnée collectée et du type de facteurs utilisés était important. Un critère pour choisir une plateforme peut être son degré de précision. Jusqu’où l’outil permet d’aller dans la collecte de données, et quels facteurs d’émissions permet-il d’utiliser.

    Par exemple, l’outil utilise-t-il des facteurs physiques ou monétaires ? A quelles bases de données donne-t-il accès ? Permet-il l’utilisation de facteurs d’émissions directement obtenus des fournisseurs, réduisant ainsi leur incertitude et augmentant la précision du bilan ? Permet-il de calculer le poids carbone des produits et services achetés avec précision, selon une analyse du cycle de vie par exemple ?

    Dans la collecte de données, y a-t-il un accompagnement, des questionnaires distribués pour certains types de données recherchées ?

    Finalement, la question qui se pose est non seulement le degré de précision de la plateforme, mais également son degré de collaborativité. Plus elle est collaborative et permet le dialogue entre un donneur d’ordre et ses fournisseurs, leurs équipes en interne, plus les données et facteurs d’émissions utilisés seront précis et de bonne qualité.

    Enfin, il faut noter que la qualité du Bilan Carbone® a une incidence sur la qualité de la communication de l’entreprise. Un inventaire faux ou imprécis peut conduire l’entreprise à communiquer de manière inexacte, voire à faire de la publicité mensongère. C’est ce qu’on appelle le greenwashing.

     

    Evaluer la qualité de son Bilan Carbone®, et choisir une plateforme qui permet d’avoir un bilan de qualité est essentiel pour bien évaluer son impact, son empreinte carbone, et ainsi amorcer une transition écologique pertinente et efficace, pour réduire son impact sur l’environnement et le climat. C’est également une démarche qui s’inscrit très bien dans une démarche RSE.

    CTA Articles - demande de démo

    Réaliser le Bilan Carbone de votre entreprise avec la plateforme GCI

    Projets de compensation carbone